Nick Mason

Nick Mason
Nom de naissance: Nicholas Berkeley Mason Date de naissance: 27 janvier 1945
Lieu de naissance: Birmingham, Angleterre.

Batteur de Pink Floyd, il est le seul membre du groupe à être demeuré au sein de la formation pour toute son existence. Il rencontra ses futurs coéquipiers Roger Waters et Richard Wright alors qu'il étudiait l'architecture à la Regent Street Polytechnic. Il commença à jouer avec eux dans Sigma 6 en 1963. En 1965, Syd Barrett se joignit à eux pour former Pink Floyd.

En plus de son travail au sein de Pink Floyd, il travailla à plusieurs projets extérieurs. Il réalisa beaucoup d'albums, particulièrement dans la 2è moitié des années 70. Il travailla avec d'autres artistes progressifs comme Robert Wyatt, Gong et Steve Hillage, mais aussi avec l'excentrique jazzman Michael Mantler et le groupe punk The Damned.

En 1981, il fit paraître son premier album solo sous le titre de "Fictitious Sports". On y trouvait un mélange de jazz et de rock composé par Carla Bley qui jouait également les claviers sur l'album. Les autres musiciens étaient Robert Wyatt comme chanteur, Michael Mantler comme trompettiste et le guitariste Chris Spedding. En échange, Mason joua la batterie pour Mantler à l'occasion au cours des années 80, incluant les albums "Something Else" en 1982 et "Live" en 1987.

Mason forma sa propre compagnie de production avec le guitariste Rick Fenn (ex-10cc) qui produisit de la musique de films (comme "White Of The Eye"), de la musique pour la télévision et de la musique pour la publicité. Mason et Fenn lancèrent également un album pop en 1985 intitulé "Profiles". On y retrouvait le simple 'Lie For A Lie" sur lequel on entendait David Gilmour comme chanteur.

Comme les albums de Pink Floyd et les tournées ont été plus dispersés au cours des 15 dernières années, Mason a pu passer plus de temps à pratiquer son passe-temps préféré, la course automobile.
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# Posté le mardi 24 janvier 2006 12:46
Modifié le samedi 07 juillet 2007 09:04

The Rolling Stones

The Rolling Stones
En mai 1963 sort Come On, le premier 45 tours d'un jeune groupe de rockers anglais, seulement quelques mois après le Love Me Do des Beatles. Quarante ans plus tard, la formation, mondialement connue sous le nom des Rolling Stones, est le plus grand groupe de rock de tous les temps.

Des dizaines de millions d'albums vendus, des milliers de concerts grandioses, des centaines de millions de fans... Ceux qui remplissent encore les stades lors de leurs prestations, sont aujourd'hui entrés dans la légende. Histoire de faire la nique aux Beatles, leur éternel concurrent, qui eux, ont cessé d'exister dès 1970. Fidèles à eux-mêmes et imperturbables malgré les tempêtes traversées, Mick Jagger et ses compagnons forcent le respect et l'admiration.

Michael Philip Jagger et Keith Richards

Les mythiques Rolling Stones naissent au début des années 60, sous l'impulsion de Brian Jones, Michael Philip Jagger et Keith Richards.

Michael Philip Jagger et Keith Richards, tous deux nés en 1943, avaient fréquenté les mêmes bancs d'école et s'étaient perdus de vue des années durant. Très tôt attiré par la musique et encouragé par ses premières formations musicales, Mick retrouve par hasard son copain Keith dans un train, et ils deviennent inséparables.

Ils rejoignent alors Brian Jones, Mick Avory et Dick Taylor, et empruntent leur nom de scène au répertoire de Muddy Waters (le titre Rollin' Stone Blues). Les Rolling Stones sont nés et donnent leur premier concert officiel le 12 juillet 1962 au Marquee Club de Londres.

Rapidement, Charlie Watts et Bill Wyman remplacent Taylor et Avory au sein du groupe, et les Rolling Stones trouvent ainsi leur forme quasiment définitive. La légende peut commencer.

Come On

Après une courte période de rodage, durant laquelle les Stones s'exercent dans les clubs de Londres, ils signent un premier contrat chez Decca au printemps 1963 et enregistrent leur premier 45 tours Come On, une reprise de Chuck Berry.

En quelques disques, les jeunes rockers deviennent une solide formation musicale et atteignent des places honorables dans les "charts" britanniques. Leur notoriété naissante découle d'une forte présence scénique et d'une image de voyous que les journalistes se plaisent à développer, en opposition aux conventionnels Beatles.

Leur musique, basée essentiellement sur le rock n roll, emprunte aussi ses racines au blues, à la country et à la folk. Ce melting-pot ingénieux devient rapidement la marque des Stones et leur permet de s'exporter aisément aux Etats-Unis. D'autant plus que leur premier album, paru en 1964, est composé de plusieurs reprises de standards américains. Certaines d'entre elles se classent honorablement dans les "charts" outre-atlantique. Les Stones deviennent des vedettes, d'abord en assurant les premières parties des Ronettes, de John Lee Hooker ou de James Brown, puis plus tard en tête d'affiche.

Satisfaction

Mais le premier véritable tube des Rolling Stones paraît au mois d'août 1965. Satisfaction devient l'hymne du groupe et n'a pas pris une ride quarante ans après sa création. Les succès s'enchaînent, la notoriété des rockers prend une ascendance exponentielle.

Revers de la médaille, l'image sulfureuse des Stones prend souvent le pas sur leurs exploits musicaux. Avec leurs premières arrestations en 1967 pour possession et usage de stupéfiants, Jagger et Richards alimentent la Une de tous les journaux et font le bonheur des tabloïds britanniques. Faits divers qui retarderont mais n'empêcheront pas la sortie en décembre 1966 du superbe Beggar's Banquet et des hits Jumpin' Jack Flash et Sympathy For The Devil.

Premier revers pour le groupe en juin 1969 avec le départ de leur complice Brian Jones. Officiellement, ce dernier veut se consacrer à sa carrière solo et prendre des distances avec l'étouffante formation des Stones. Mais nul n'ignore que Jones est sérieusement "accro" aux drogues dures et sa mort "accidentelle", survenue un mois plus tard dans sa piscine, n'est qu'une demi-surprise.

Amputés de leur ami mais plus forts que jamais, les Stones embauchent Mick Taylor et continuent de séduire un public de plus en plus large. Honky Tonk Women, Gimme Shelter ou Midnight Rambler assoient leur position dominante dans les hit-parades et confirment le talent d'écriture du duo Jagger-Richards.

Rolling Stones Records

En 1970, alors que les Beatles annoncent leur séparation, les Stones quittent leur maison de disques Decca pour s'autoproduire sous le label Rolling Stones Records. Premier album sous leurs couleurs, premier succès: Sticky Fingers et sa légendaire pochette conçue par Andy Warhol, est l'un des opus les plus aboutis du groupe.

S'ensuit une longue période de voyages qui les conduit à travers le monde, de la France à la Jamaïque, en passant par les Etats-Unis. Fruits de ces longues tournées, Angie sort en 1973 et s'impose comme la ballade la plus populaire des Stones.

En 1978, Ron Wood intègre la formation en remplacement de Taylor, et les Rolling Stones aboutissent ainsi à leur forme définitive. Loin de se laisser affaiblir par le tournant culturel des années 80, charnière entre le punk moribond et les mouvements electro et rap naissants, les Stones deviennent plus puissants encore. Leur recette: s'imposer comme des bêtes de scène et remplir les salles les plus impressionnantes possibles.

Mégaconcerts

Bien avant d'envahir le Stade de France à l'aube du 21ème siècle, la bande à Jagger avait déjà, en précurseurs, enflammé Wembley dès 1982. Les eighties sonnent la consécration du groupe. Chacun de leurs albums est attendu par des millions de fans et suivi par une tournée internationale à grand budget.

Le temps d'un tube ou d'un coup de pub, ils savent aussi s'associer avec les artistes les plus en vue: David Bowie ou Freddy Mercury de Queen. Oubliées les frasques des Jagger ou autre Richards, les cinq membres de la formation sont considérés comme les plus grands rockers du monde et sont vénérés à chacune de leurs prestations.

Voodoo Lounge

Avec l'arrivée des 90's, et ce malgré une étonnante longévité, leur musique ne perd pas une once de qualité. Avec les années, le groupe gagne le respect dû à l'âge.

L'album Voodoo Lounge et l'immense tournée qui en découle confirme l'éternelle jeunesse et l'énergie sans faille de ceux que l'on appelle désormais les papys du rock. Une incroyable durée de vie qui les conduit à fêter leurs quarante ans de carrière en 2002. Anniversaire marqué par un impressionnant marchandisage, la réédition de leur catalogue, la sortie de diverses compilations, et des concerts exceptionnels.

Rien ne semble donc arrêter les Rolling Stones dans leur course aux records. Record de longévité, record d'albums vendus, de concerts, de récompenses. Autant de performances méritées, dues au charisme sans borne des membres du groupe, et plus particulièrement du duo leader Jagger-Richards. Longévité exemplaire semée de tubes. Angie, Jumpin Jack Flash, Sister Morphine, Sympathy For The Devil, Harlem Shuffle, Satisfaction, Don't Stop, la liste est longue des géniales compositions nées de la talentueuse imagination des Stones, et qui font d'eux aujourd'hui, la formation rock au répertoire le plus riche et varié.
# Posté le mardi 24 janvier 2006 12:55

Mick Jagger

Mick Jagger
De son vrai nom Michael Philip Jagger, il est né le 26 juillet 1943 à Dartford dans le Kent, d'un père prof de gym. Il connut une relative célébrité dès sa jeunesse, en effet son père animait une émission sportive tous les dimanches et réquisitionnait ses enfant pour l'occasion. Il commence ses premières armes en tant que chanteur dans un petit groupe dès l'âge de 15 ans. A côté de cela, il est plutôt bon élève ce qui lui vaut d'être intégré à la London School of Economics. Plus tard dans un train, il rencontrera Keith Richards, qu'il avait déjà fréquenté à l'école maternelle, et de là naîtra le duo Jagger - Richards. Puis vient la rencontre avec Brian et les Rolling Stones sont nés. Dans un premier temps, il n'est pas le leader du groupe, Brian Jones s'étant imposé à ce statut, puis petit-à-petit il arrivera à lui prendre sa place pour ne plus la lâcher. Au début, "simple chanteur", il a évolué au sein du groupe en devenant compositeur, puis il a commencé à toucher à la guitare, au piano, à la harpe, mais son instrument de prédilection reste l'harmonica.

Dans les années 70, Jagger trouva sa place avec sa nouvelle femme, Bianca Perez Morena de Macias, dans la jet-set, il se voudra plus respectable dans les années 80-90. Personnage aux multiples facettes, Mick Jagger peut être tour à tour un chanteur, un tycoon qui gère sa petite entreprise de rock, un mari infidèle, un père et grand père modèle qui envoie ses enfants à Eton, un paisible châtelain, quelqu'un de sympathique ou au contraire de totalement antipathique. C'est cela être Mick Jagger, c'est s'adapter à toutes les situations auxquelles on est confronté.

En dehors des Stones, Jagger a mené dès la fin des années 60, une carrière solo en parallèle. Au cinéma d'abord avec plus (Performance en 1970) ou moins (Ned Kelly en 1969) de réussite. La légende veut même que les scènes coupées de Performance, jugées trop chaudes, furent montées et présentées à un festival pornographique en Hollande et remportèrent le prix. Dès 1978, Mick effectue quelques duos avec Peter Tosh, Mickaël Jackson, mais son plus grand succès en la matière se fera en 1985 avec son compère David Bowie à l'occasion du Live Aid. En 1985, il sort son premier album solo, She's The Boss, qui marquera le début de sa mésentente avec Keith, il récidive avec tout aussi peu de succès en 1987, Primitive Cool. Il faudra attendre 1993, et sa troisième tentative pour voir du Jagger grand cru avec Wandering Spirit. Il donnera suite à sa carrière solo huit ans plus tard avec son quatrième opus, Goddess In The Doorway. En 1991, Mick joue au côté de Emilio Estevez et Anthony Hopkins dans Freejack, six ans plus tard, il joue le rôle d'un transsexuel dans le Berlin des années 30, Bent. Egalement producteur de cinéma, il a monté la Jagged Films (Enigma en 2002) et travaille avec des réalisateurs tel Martin Scorsese.
# Posté le mardi 24 janvier 2006 12:57

Keith Richards

Keith Richards
Keith Richards est né le 18 décembre 1943 à Dartford dans le Kent, d'un père contremaître dans une usine d'ampoules électriques. Il passa sa jeunesse dans un milieu ouvrier et fut viré de chez lui quand son père vit qu'il ne ferait rien d'autre que de la musique. Il en voudra beaucoup à son père jusqu'en 1982. Fan de Chuck Berry, il en est le digne fils spirituel et ce forçat de la musique s'appliquera à donner un son si particulier aux chansons des Rolling Stones. Au début des années 60, il assure les parties de guitares avec Brian, mais celui-ci commença à se lasser de cet instrument, si bien que Keith se retrouva assez souvent seul à en jouer aussi bien en studio que sur scène. En 69, avec l'arrivée de Mick Taylor, il délaisse quelques peu les soli au profit de la rythmique, et ce jusqu'à l'arrivée de Ron Wood. En plus de la guitare (de préférence une Fender "Telecaster"), Keith joue sur certains albums studio de la basse, du piano et s'octroie même son quart d'heure de chant depuis You Got The Silver en 1969 et surtout Happy en 1972.

Au contraire de Mick Jagger, il est moins calculateur, ne recherche la respectabilité que pour ses qualités de musicien. Pendant longtemps, il fut un grand consommateur de stupéfiants ce qui lui a valu bien des problèmes avec la justice. Keith aime à rappeler qu'il n'a jamais eu de problème avec la drogue seulement avec les flics. Des années 70, il n'en garde qu'un souvenir "poudreux", constamment suivi par son médecin personnel au cas où. Il ne peut pas, ou ne veut pas, se défaire de la drogue, même sur scène des lignes de coke étaient prêtes sur les amplis retour. Malgré tout, on lui doit, en partie, durant cette période, Exile On Main Street, Sticky Fingers et d'autres chef d'oeuvres. En fait, rétrospectivement, son seul regret concernant cette décennie, c'est de ne pas avoir pu contrôler la destinée musicale du groupe.

Dans les années 70, Keith Riff Hard rejoint Ron Wood chez les New Babarians et sort son premier 45 Tours Run Rudolph Run / The Harder They Come en 1979, puis c'est par dépit qu'il entreprend une carrière solo en 1987 avec son groupe les X-pensive Winos. En effet devant la désaffection de Jagger pour les Rolling Stones, Keith est obligé de monter son propre groupe s'il veut jouer la musique qu'il aime: le rock. De cette carrière naîtra trois albums: Talk Is Cheap (1987), Live At The Hollywood Palladium (1988) et Main Offender (1992). En 1991, il participe au Guitar Legend Festival à Séville. En dehors des Stones, Keith a joué avec de nombreux artistes tels U2, Sheryl Crow, Marianne Faithfull, Bob Dylan, Tom Waits, Jimmy Rogers, Ivan Neville, John Lee Hooker, Jerry Lee Lewis, Jimmy Page... et bien sûr Chuck Berry à qui il consacrera un film en 1987, Hail! Hail! Rock'n'Roll.
# Posté le mardi 24 janvier 2006 12:58

Charlie Watts

Charlie Watts
De son vrai nom Charles Robert Watts, il est né le 2 juin 1941 à Wembley dans le Middlesex d'un père cheminot. Avant de rejoindre les Stones, ce passionné de jazz et fan de Charlie Parker, avait une confortable place dans une agence de pub. Mais l'insistance de Jagger et Richards et l'amour de la musique lui firent quitter son avenir déjà tracé, pour un beaucoup plus incertain. De son ancien job, il gardera un privilège: celui de donner son avis sur les pochettes de disques et sur les décors scéniques. Pourtant Charlie détonne parmi la bande, il refuse tout le côté star-system: il n'a que faire des groupies étant donné qu'il fut marié dès le milieu des années 60 avec son actuelle femme, préfère dessiner les chambres d'hôtels plutôt que d'assister au soirées mondaines. Pourtant il est la clé de voûte du groupe, et ce sans jamais avoir fait un solo de batterie au sein des Stones, il suffit d'assister à un concert pour s'en convaincre: la plus grande ovation lui est toujours dédiée.

Charlie, le Stone silencieux, ne fait rien comme les autres: fan de jazz dans un groupe de rock, toujours habillé à quatre épingles (à ce propos Truman Capote disait: "J'ai toujours été stupéfait de voir que l'un des Stones venait faire son métier habillé comme un vendeur de rayon chapeaux de chez Brooks Brothers"), il sombre dans l'alcool et devient accro à l'héroïne en 1986 alors que tous las autres membres du groupe semblent en être revenus. Quand le groupe emménage en France, il délaisse la Côte d'Azur au profit d'une ferme dans les Cévennes, qu'il possède toujours. Ami des bêtes, il possède un haras et vit dans sa maison entouré d'une trentaine de chiens et d'un cochon.

Contrairement à ses comparses, Charlie solo ne joue pas de Rock. Fin 1985, aidé par Ian Stewart et Bill Wyman, il inaugure sa formation, le Charlie Watts Orchestra. Ce band est une occasion pour lui de de s'exprimer par la musique qu'il aime, le jazz. A ce moment, sa volonté n'est pas encore d'enregistrer un album studio, ni de composer, mais simplement de jouer devant un public. Le premier album est donc évidemment live, enregistré en mars 1986, The Charlie Watts Orchestra Live At Fulham Town Hall. En 1991, le groupe devient le Charlie Watts Quintet et entre alors en studio. Charlie réalise son rêve, en enregistrant From One Charlie, un album hommage à Charlie Parker. Le band donne alors quelques concerts en Angleterre, aux Etats-Unis, au Japon et un nouveau live A Tribute To Charlie Parker voit le jour quelques mois plus tard. Il sera suivi de Long Ago And Far Away en 1996, puis en 2000 du plutôt déroutant Charlie Watts - Jim Keltner Project.
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# Posté le mardi 24 janvier 2006 13:01