Paul McCartney

Paul McCartney
Nom de naissance: James Paul McCartney
Date de naissance: 18 juin 1942
Lieu de naissance: Walton General Hospital de Liverpool, Angleterre.

Sa mère a travaillé auparavant comme sage-femme dans l'hôpital susnommé. Son frère Michael, qui allait se faire appeler plus tard Mike McGear, est né 18 mois plus tard. La famille McCartney déménagea à quelques reprises et lorsque Paul avait 13 ans, ils déménagèrent sur Forthlin Road à Allerton près d'un terrain de golf et à environ un mille de la maison où habitait John Lennon.

La musique a toujours fait partie de la famille de Paul. Avant la guerre, son père était représentant en coton le jour et musicien de jazz le soir. Il jouait avec le Jim Mac' Jazz Band. Paul et son frère ont tous les deux suivi des cours de piano dès leur jeune âge. Mary, leur mère, décéda d'un cancer du sein en 1956 quand Paul avait 14 ans et que lui et son frère étaient partis dans un camp de scouts. Contrairement à John Lennon qui était un écolier très dissipé, Paul était plutôt studieux et réussissait bien à l'école.

Paul commenca par jouer de la trompette puis du piano. Il se mettra a la guitare à 14 ans (il joue de la basse dans les Beatles. Sa basse-violon de chez Hofner cobnnaitra la célébrité grace a son porteur). Son 1er pseudo sera Paul Ramon (repris par les Ramones comme hommage). Quand Lonnie Donnegan est venu jouer à Liverpool, Paul fut très impressionné et son père, Jim, lui a acheté une guitare. Un ami de Paul, Ivan Vaughan, l'invita un jour à Woolton pour voir le spectacle des Quarrymen. C'était le 6 juillet 1957. En fait, ce n'était pas tellement pour voir jouer le groupe, mais plutôt parce qu'Ivan lui avait dit que ce serait un bon endroit pour rencontrer des filles. Et Paul était déjà très intéressé par les filles dès l'âge de 14 ans. Plus tard cet après-midi là, Paul emprunta une guitare aux Quarrymen et impressionna les gars avec tous les accords et les paroles de 'Twenty Flight Rock'. La première impression que Paul a eu de John est qu'il était saoul. Mais, il lui a écrit les paroles de la chanson, plus celles de 'Be Bop A Lula' pour qu'il puisse les apprendre. Quelques jours plus tard, Pete Shotten dit à Paul que les autres membres du groupe désiraient qu'il se joigne à eux. C'était le groupe qui allait devenir les Beatles.

Paul commença à jouer la basse pour les Beatles le jour où leur bassiste, Stu Sutcliffe, quitta le groupe en 1961. Celui-ci allait décéder d'une hémorragie cérébrale un peu plus tard. En 1963, tous les membres des Beatles déménagèrent à Londres. Paul commença alors à fréquenter l'actrice Jane Asher sur une base régulière. Plus tard, il allait rencontrer une photographe américaine du nom de Linda Eastman. Il allait l'épouser le 12 mars 1969. Paul et Linda formèrent le groupe Wings en 1971, après la dissolution des Beatles. Le groupe finira sa courte carrière en mai 1981. Par la suite, Paul s'est concentré sur sa carrière solo.Dans le premier album, intitulé tout simplement "McCartney", et enregistré dans sa ferme en Écosse, il joue seul de tous les instruments (il sortira 2 autres albums 100 % solo, "McCartney II" et 25 ans après, en 2005, "Chaos and Creation in the Backyard"). Le 2e album, "Ram", est toujours solo, mais jouent dessus déjà trois futurs membres de son groupe Wings, Paul et Linda, Denny Seiwell, et deux musiciens de studio ayant travaillé trois ans avec Wings, David Spinozza, et Hugh McCracken.

Son album Ram suscita ce commmentaire élogieux outre-Atlantique : « Les Beatles sont revenus. Ils s'appellent aujourd'hui Paul McCartney ». Il est de fait que Uncle Albert/Admiral Halsey y a quelques accents très 'Sgt Pepper's'.

Silly love songs vaut à la tournée des Wings aux USA un succès qui ne le cède en rien à celui des anciens Beatles. La chanson se veut une réponse sans méchanceté à John Lennon qui donnait à l'époque une coloration plus politique à ses chansons et avait déploré dans une interview la prolifération des silly love songs en question, sans d'ailleurs citer Paul. Un téléfilm de Michael Lindsay-Hogg devenu mythique, Two of us, décrit la rencontre de John et Paul lorsque Wings passa en tournée à New York.

En octobre 1979, il reçoit, pour l'ensemble de sa carrière, un disque de rhodium certifiant plusieurs records de ventes. Il est le seul artiste au monde à avoir reçu pareille récompense.

Certainement le meilleur musicien parmi les 4 Beatles, il était aussi un compositeur hors-pair. Tout au long de la carrière du groupe, il a essentiellement partagé l'écriture des pièces avec Lennon, qui était le poète du groupe. Ses talents de compositeur et de musicien se sont ensuite poursuivis avec les albums des Wings, mais aussi dans sa carrière solo. Il a également enregistré quelques albums de musique classique.

Dans les années 80, McCartney s'est départi des droits d'auteur des Beatles pour plusieurs dizaines de millions de dollars US. Ces droits ont été rachetés par Michael Jackson quelques années plus tard. Il était un très bon ami de Paul avec qui il avait enregistré un succès auparavant, 'Say Say Say'. Au début des années 2000, alors que Jackson avait un grand besoin d'argent, il décida de se départir de ces droits et c'est à nouveau Paul McCartney qui en fit l'acquisition au montant de 650 millions de dollars US. Qui d'autre pouvait se permettre une telle somme? Personne d'autre que Sir Paul McCartney!

Le 17 avril 1998, l'épouse de Paul depuis près de 30 ans, Linda Eastman, décédait à l'âge de 56 ans. Le 11 juin 2002, il se remaria avec le mannequin unijambiste Heather Mills, qui est de 26 ans sa cadette.

Son frère Mike McGear (Peter Michael McCartney), qui chantait déjà avant que les Beatles ne rencontrent le succès (et changea son nom à ce moment-là afin de ne pas passer pour opportuniste), faisait partie du groupe The Scaffold qui connut aussi son moment de gloire avec une chanson "à boire" Lily The Pink (*), #1 RU, fin 1968 . (*) Devenue en France par l'intermédiaire de Richard Anthony "Le sirop typhon".

Anecdotes
*La légende (vraie) veut que Paul McCartney soit incapable de déchiffrer une partition musicale. Toute son oeuvre musicale s'est écrite et jouée à l'oreille!
*Le 25 Mars 2003, au début de son concert à Bercy pour la tournée Back in the World, une partie de la foule entonna "Give peace a chance" de John Lennon pour protester contre la seconde guerre d'Irak qui avait commencée trois jours auparavant. Paul Mccartney applaudit.
# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:34
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 11:57

Georges Harrison

Georges Harrison
Date de naissance: 25 février 1943 (ce qui en fait le plus jeune membre des Beatles)
Lieu de naissance: Liverpool, Angleterre
Date de décès: 29 novembre 2001

Il a été le seul du groupe dont l'enfance n'a pas été marquée par le divorce ou le décès de ses parents. Il avait 2 frères, Harold Jr. et Peter, et une soeur, Louise. Son père Harold était un chauffeur d'autobus et sa mère était femme de ménage et elle était très connue et appréciée des enfants du voisinage.

George a été au Dovedale Primary School, la même école primaire que John Lennon, mais 2 ans après lui. Il a ensuite été au Liverpool Institute, une année après Paul McCartney. Très jeune, il était déjà très indépendant et a commencé très tôt à aller à l'école avec des jeans et les cheveux longs. Ses parents qui étaient très stricts n'approuvaient pas son attitude et lui apprirent à contenir sa révolte. Il forma un premier groupe avec son frère Peter. Malgré leur jeune âge, ils ont réussi à avoir quelques engagements.

George et Paul prenaient le même autobus pour se rendre à l'école et ils se rendirent compte assez vite qu'ils avaient une passion commune pour la musique et la guitare. Ils passèrent beaucoup de temps ensemble à pratiquer la guitare. En février 1958, Paul introduisit George aux Quarrymen, alors qu'il n'avait que 14 ans à l'époque. Pas assez vieux pour se joindre au groupe, il traîna dans les alentours très longtemps et en vint à idolâtrer John. À quelques spectacles où leur guitariste ne s'est pas présenté, George qui traînait toujours sa guitare avec lui, le remplaça. La mère de George était aussi très accueillante pour les gars du groupe qui pouvaient venir chez George pour répéter. Graduellement, George devint un membre du groupe à part entière.
Au tout début des Beatles, George chantait autant que John et Paul. Par contre, il n'écrivait pas du tout pour le groupe, contrairement aux 2 autres. Plus tard, il commença à se concentrer un peu plus à l'écriture et sa première chanson pour les Beatles fut 'Don't Bother Me'. George devint avec le temps un musicien très sérieux qui travailla très fort à améliorer son jeu de guitare. On peut d'ailleurs constater dans tous les extraits sur scène des Beatles qu'il était très concentré, comparativement aux autres.

George a presque raté la plus grosse apparition des Beatles en Amérique au Ed Sullivan Show le 9 février 1964, à cause d'un problème de gorge. Mais, il s'y est quand même présenté. Il a rencontré le mannequin Patty Boyd lors du tournage du film "A Hard Day's Night" et ils se sont mariés le 21 janvier 1966.

Comme les autres ex-Beatles, George Harrison a connu une très belle carrière solo. Son meilleur album, "All Things Must Pass" est paru avant même la séparation des Beatles en 1970. Après la séparation du groupe il a démarré une carrière solo avec le succès fulgurant de My sweet Lord qui est regardée comme l'une des chansons les plus populaires du XXe siècle (cette chanson lui valu un procès pour plagiat qu'il perdit). Le succès s'est prolongé durant toute la première moitié des années 1970, avec notamment ses concerts pour le Bangladesh,le premier grand concert de charité. Ses albums suivants n'eurent pas le même succès. Il lui fallut attendre la fin des années 1980 pour retrouver les faveurs du grand public, grâce à son album Cloud Nine (paru fin 1987) qui contenanit au moins deux tubes : "I Got my mind set on you" et "This is love".

Malheureusement ce retour en grâces ne fut pas confirmé par d'autres albums studio, du moins en son nom propre, puisqu'il s'est alors consacré, en 1988, à son projet collectif, les Traveling Wilburys avec Tom Petty, Bob Dylan, Roy Orbison et Jeff Lynne. Il devait avoir le projet d'un seul album, mais à cause du succès obtenu, ils y sont allés d'un deuxième album, "Traveling Wilburys Volume 3" en 1990.

Dans les années 90, George a été grandement ralenti par le cancer qui l'a amené très près de la mort à quelques reprises. Il a dû subir plusieurs interventions chirurgicales pour des tumeurs cancéreuses, la dernière datant de quelques mois à peine pour une tumeur au cerveau. Il a aussi failli mourir d'une mort aussi violente que John Lennon en 1999, alors qu'un homme est entré chez-lui pour le poignarder. C'est sa seconde femme Olivia qui lui a sauvé la vie en assommant le détraqué.

Le décès de George Harrison date du 29 novembre 2001.Il décède d'un cancer du cerveau. Il n'avait que 58 ans. Celui qu'on surnommait le "Beatle tranquille" n'est plus. Il laisse dans le deuil son épouse Olivia et son fils Dhani, 24 ans.

En 2002, un album amorcé par George Harrison avant son décès a été complété et mis sur le marché. L'album s'intitule "Brainwashed".
# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:37
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 11:59

Ringo Starr

Ringo Starr
Nom de naissance: Richard Starkey
Date de naissance: 7 juillet 1940
Lieu de naissance: Liverpool, Angleterre.

De trois mois l'aîné de John, il est donc le plus âgé des Beatles. Son père, aussi nommé Richard, a travaillé dans une pâtisserie où il a rencontré sa mère, Elsie. Ils se séparèrent en 1943. Il a eu une enfance heureuse, malgré plusieurs séjours à l'hôpital. À 6 ans, il s'y présenta pour une appendicite alors qu'il s'est retrouvé dans le coma pour 2 mois. À 13 ans, un rhume se transforma en pleurésie, ce qui lui a fait raté plusieurs journées d'école. À l'âge de 15 ans, il avait encore de la difficulté à lire et écrire.

Après avoir démarré son propre groupe avec Eddie Miles, The Eddie Clayton Skiffle Group, en 1957, il joignit The Raving Texans en 59, dans lequel chantait Rory Storm. Pendant cette période, il acquit le surnom de Ringo à cause des nombreuses bagues (rings) qu'il portait. Il rencontra les Beatles pour la première fois à Hambourg en octobre 1960, alors qu'ils performaient avec le groupe de Ringo qui s'appelait maintenant Rory Storm And The Hurricanes. Ringo se joint aux Beatles le 18 août 1962. Rory Storm se plaignit du vol de son batteur, pendant que les premiers fans des Beatles désapprouvaient la perte de Pete Best. Des gens faisaient des vigiles à l'extérieur de sa maison et des émeutes au Cavern Club en criant: "Pete Best à tout jamais! Ringo jamais!"

Sa santé allait lui causer d'autres problèmes plus tard, alors qu'il allait rater les trois quarts d'une tournée en Scandinavie, Hollande, Extrême-Orient et Australie en 1964 pour se faire enlever les amygdales. Le premier film des Beatles qui devait s'intituler "Beatlemania", mais qui s'est finalement nommé "A Hard Day's Night", s'est appelé ainsi suite à ce qu'à dit Ringo après une journée de studio particulièrement longue et éprouvante.

Ringo a épousé son amie de coeur de longue date Maureen Cox le 11 février 1965. Ils eurent 3 enfants: Zak (qui est le batteur d'Oasis et des Who), Jason, et Lee. Des membres des Beatles il est celui qui a écrit le moins de chansons. D'après les autres membres, lorsque Ringo propose une chanson pour un album, la mélodie (pour eux) rappelle souvent une autre chanson populaire. Ringo ne reconnaît pas ces similarités jusqu'à ce que ses camarades les lui indiquent.

Il écrit tout de même Octopus's Garden (sur l'album Abbey Road) et Don't Pass Me By (sur The White Album) et contribue également à de nombreuses autres. En général, il chante au moins une chanson de chaque album. Dans certains cas, John Lennon et Paul McCartney écrivent les paroles et la mélodie spécialement pour lui. Un exemple en est With a Little Help from My Friends, qui est un des plus beaux morceaux qu'il ait chanté, même si l'on se souvient plus du refrain accrocheur de Yellow Submarine. Souvent ces mélodies sont adaptées pour le registre vocal de Ringo, plutôt moins étendu que celui des autres Beatles.

Ringo contribue quand même à de nombreuses idées de paroles et de titres de chansons, parfois inintentionnellement. L'exemple le plus connu est le titre de la chanson "A Hard Day's Night". Sortant d'une longue session de studio il dit aux autres que c'était une « hard day » et avant de finir sa phrase, il se rend compte qu'il fait maintenant nuit et ajoute « night ». Lennon et McCartney adoptent la phrase pour en faire le titre de la chanson. Un autre exemple est le titre « Tomorrow Never Knows ».

Il est l'ancien Beatle qui a connu le moins de succès en solo et on lui reproche souvent encore aujourd'hui de s'appuyer sur le succès qu'ont eu les Beatles pour continuer sa carrière solo. En 1971, après la séparation des Beatles, son single solo It Don't Come Easy atteint le top 3 des Billboard charts. Idem pour Back of Boogaloo en 1972 ainsi qu'en 1973 avec Photograph qui devient n°1 des ventes aux États-Unis. Les albums sortis durant la même période connaîtront également le succès.

Suite à ce début de carrière solo prometteur au niveau des ventes, Ringo continue à enregistrer régulièrement mais les ventes de ses disques ne cesseront plus de diminuer.

Un de ses bons coups est le regroupement de plusieurs vedettes du monde musical le temps d'un spectacle d'où il est sorti l'album "Ringo Starr And His All Starr Band" en 1990. Cette formation sera souvent modifiée (Peter Frampton, Billy Preston, ...). Il a répété l'expérience en 1993 pour un volume 2.

Il joue dans plusieurs films tels Candy (1968), The Magic Christian (1969), Son of Dracula (1974) et Caveman (1980). Il travaille aussi sur des séries télévisées pour enfants telles Thomas et ses amis. Il apparait jouant son propre rôle dans le dessin animé Les Simpson.

Bien que certains aient essayé de minimiser les contributions de Ringo dans le groupe, son style unique a joué un rôle majeur dans le son des Beatles. Dans les années 2000, beaucoup de batteurs citent Ringo comme une importante source d'influence (Max Weinberg du E Street Band de Bruce Springsteen, Liberty DeVitto du groupe de Billy Joel, Phil Collins et d'autres).

D'après Phil Collins, Ringo est très sous estimé : « Les enchaînements de A Day In The Life sont compliqués. Prenez un grand batteur actuel et demandez lui je le veux comme ça, il ne saura pas quoi faire ». Lennon, McCartney et Harrison ont tous dit que Ringo était le meilleur batteur de rock du monde...
# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:38
Modifié le dimanche 23 décembre 2007 12:02

Led Zeppelin: Biographie

Led Zeppelin: Biographie
Led Zeppelin constitue un des groupes les plus influents de l'histoire de la musique. À la fin des années 60, leur influence blues américaine, ajoutée à leur style très britannique a amené le 'rhythm and blues' (déjà bien dirigé par des groupes comme The Who) à un autre niveau.

C'est en octobre 1968 que le guitariste Jimmy Page, suite à la séparation de son ancien groupe de Yardbirds (dont Eric Clapton et Jeff Beck ont fait partie) a décidé de former son propre groupe. John Paul Jones (basse) a remplacé le bassiste original Chris Dreja. Puis, Robert Plant s'est joint au groupe comme chanteur et a suggéré John Bonham comme batteur.

Les premiers engagements du groupe sous le nom des 'New Yardbirds' furent très remarqués, puis le groupe choisit le nom de Led Zeppelin suite à une boutade de Keith Moon de The Who qui leur a dit qu'ils tomberaient probablement aussi vite qu'un "led zeppelin" (dirigeable de plomb). Armés d'un prestigieux contrat avec Atlantic Records, ils firent une tournée des USA en support à Vanilla Fudge avant de lancer leur premier album explosif, "Led Zeppelin", au début de 1969. Il comprenait des pièces originales très puissantes comme 'Good Times Bad Times', 'Communication Breakdown' et 'Dazed And Confused' en plus de magnifiques reprises du R&B telles 'How Many More Times?' et 'You Shook Me'. L'album vient tout juste d'être certifié diamant pour 10 millions de copies vendues aux États-Unis (en mars 2001).

Avant même que l'année 69 se termine, le groupe lançait son 2è album, "Led Zeppelin II", un album que plusieurs considèrent encore aujourd'hui comme un des plus grands de tous les temps. Moins enraciné dans le blues, mais laissant plus place à la personnalité extravagante de Plant, "Led Zeppelin II" a contribué à définir le style du groupe et le détacher de ses racines. Avec 'Whole Lotta Love' une version réécrite de 'You Need Love' de Willie Dixon, l'album est lancé avec un classique en devenir, pendant que 'Livin' Lovin' Maid', 'Moby Dick' (solo de batterie nous montrant tout le talent de Bonham), 'Thank You' et 'What Is And What Should Never Be' contribuent à assurer la grande qualité de l'album.

En 1970, "Led Zeppelin III" parut avec des pièces très acoustiques comme 'That's The Way' et 'Tangerine'. Mais, on y retrouvait aussi des pièces plus rock selon leur propre tradition comme 'Immigrant Song' et 'Gallow's Pole'. En concert, c'est le look d'Adonis de Plant qui attirait le plus l'attention, pendant que Page se démarquait par son doigté à la guitare (6 ou 12 cordes).



La confirmation de leur grand talent apparut sur leur 4è album, "Led Zeppelin IV", aussi connu sous le nom de "Four Symbols", "Runes Album" ou "Zoso". Il comprend le chef d'oeuvre 'Stairway To Heaven' qui a redéfinit le genre et constitue encore aujourd'hui une des pièces les plus jouées à la guitare par les novices. L'album inclut aussi plusieurs autres classiques tels 'When The Levee Breaks', 'Black Dog', 'The Battle Of Evermore' et 'Rock And Roll'. Avec plus de 16 millions de copies vendues aux USA jusqu'à aujourd'hui, "Led Zeppelin IV" constitue incontestablement un des grands albums de l'histoire.

Suite à cet immense succès, les attentes vis-à-vis leur prochain album "Houses Of The Holy" étaient immenses. Par la variété de styles qu'on y retrouve (folk, reggae et soul entre autres) et sa profondeur (avec des pièces comme 'No Quarter'), on a su revenir avec un excellent album qui a réussi à faire taire les critiques, sans toutefois égaler la qualité du précédent. Mais, il faut dire que cet album aurait été considéré comme un chef d'oeuvre à n'importe quelle autre étape de leur carrière.



Dans la tournée qui suivit l'album, ils produisirent un film en concert, qui allaient paraître en 1976 avec l'album "The Song Remains The Same", et formèrent leur propre label de disque, 'Swan Song' qui signa entre autres Bad Company, Pretty Things et Maggie Bell. Le premier album de Led Zeppelin à paraître sur ce nouvel étiquette fut l'album double "Physical Graffiti" en 1975 qui comprenait un ensemble de plusieurs styles. On peut y trouver du hard rock sur 'Custard Pie' et 'Sick Again', du blues progressif sur 'In My Time Of Dying' et de l'expérimentation avec des violons sur le classique 'Kashmir'. En août 1975, on prévoyait une tournée mondiale, mais elle a du être abandonnée à cause d'un grave accident d'auto subi par Plant et son épouse.

Pendant sa période de convalescence, le groupe travailla à un nouvel album, mais certains problèmes au montage causèrent un délai pour sa sortie. Les pré-ventes aux USA de "Presence" assurèrent à l'album sa certification platine, mais à sa sortie, la déception fut très grande et les ventes au Royaume-Uni furent beaucoup plus faibles. À part la magnifique performance sur 'Achilles Last Stand' et le succès de 'Nobody's Fault But Mine', on n'y retrouve rien de particulièrement notable.

En 1977, le groupe démarra une tournée américaine, mais le 26 juillet, Plant apprit le décès de Karac, son fils de 6 ans, d'une infection virale. Les dates restantes furent annulées et des rumeurs voulurent que le groupe se sépare. Ils restèrent inactifs pour une bonne année, mais tard en 1978, ils partirent enregistrer leur nouvel album en Suède au pays d'ABBA. Il en résulta "In Through The Out Door", un album sur lequel Jones se révéla être le facteur unificateur du groupe.

Suite à la sortie de l'album et d'une mini-tournée en Europe dépourvue de succès à cause principalement de l'invasion punk, ils partirent à nouveau pour une tournée américaine. Mais, en septembre 1980, Bonham était trouvé mort suite à une longue beuverie. Le 4 décembre, Swan Song annonçait que le groupe se retirait officiellement et définitivement. En 1982, on sortit "Coda", une collection de matériel d'archive jamais paru. Jones devint producteur. Plant démarra une carrière solo à succès, en plus d'une brève réunion avec Page en 1984 dans les Honeydrippers et dans les années 90 (Page/Plant). Page, de son côté, participa à différents projets en solo, avec Jones, avec Jason Bonham (le fils de John), avec David Coverdale (ex.Deep Purple et Whitesnake) avec Eric Clapton/Jeff Beck, avec Roy Harper, avec Albert Lee, avec Puff Daddy et avec les Black Crowes.

En 1995, Led Zeppelin était élu au panthéon de la renommée du rock and roll.
# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:44

Jimmy Page

Jimmy Page
Première partie : De la naissance à la fin des Yardbirds

Nom de naissance: James Patrick Page
Lieu de naissance: Heston, une ville proche de Londres
Date de naissance: 9 janvier 1944.

Sa mère était secrétaire chez un médecin, son père directeur du personnel. C'était donc une famille plutôt aisée. Cela n'a pas été sans conséquence pour la suite.
Il faut dire un mot de l'époque. Elle était terrible. La guerre touchait à sa fin. Mais les allemands ne s'avouaient pas vaincus. Ils résistèrent jusqu'au bout de leurs forces et même au delà. Le nazisme, cet ogre de l'humanité, voulait encore son tribut de chairs tourmentées. Seule sa mort, programmée, arrêta sa folie.
Le bruit des avions traversant le ciel. C'est le souvenir de Jimmy Page d'Heston. Faut-il y voir une influence originelle de sa musique ? Idée tentante mais exagérée. Mais déjà l'importance du son. Les oreilles vives.
Quand il eut 8 ans la petite famille s'installa plus au sud, dans la campagne proche de Londres, à Epsom. Sa mère se souvient de son fils sage jusque dans ses jeux. Il se liait difficilement avec les autres enfants. Etre seul cela ne le gênait pas. C'était un solitaire. Cette situation inquiétait quelque peu sa mère. Quelques années plus tard tout allait devenir plus bruyant et agité.

Apprenti guitariste

A l'age de 13 ans il entendit « Baby, Let's Play House » d'Elvis Presley. Dans la grise Angleterre cette énergie, cette joie, qui se dégageait du morceau marqua le jeune adolescent - comme tant d'autres d'ailleurs. Immédiatement il voulu en être. C'est sa deuxième naissance. Une fois chez lui il s'empara d'une vieille guitare espagnole abandonnée là par un oncle. Par la suite il prit quelques cours. D'après ses dires, il en sut bientôt autant, sinon plus, que son professeur. Cette aisance était surprenante : Ses parents étant totalement étrangers au monde de la musique. Loin de s'inquiéter de cette passion soudaine ils l'encouragèrent. Le salon fut dédié à la musique. S'y entassèrent, petit à petit, une chaîne hi fi, des enceintes, des guitares, des amplis, une batterie, un orgue, un enregistreur. Le parfait laboratoire d'un apprenti musicien.
Sa mère lui offrit sa première guitare électrique, une demie caisse Hoffman. Puis rapidement se furent une Grazzioso, une copie de Stratocaster, et enfin une vraie Fender Stratoscaster.
Le voilà étudiant les jeux de Scotty Moore et de James Burton. Tous les deux venaient de la country et ils avaient adapté leurs jeux à la guitare électrique. Moore avait une technique dérivée du fingerpicking. Burton utilisait le flatpicking, une technique au médiator venue du banjo. Le jeu de Jimmy était un compromis des deux : il utilisait le médiator et aussi ses doigt (1). Cette technique lui permit de très bien sonner en acoustique. Ce qui plus tard impressionna beaucoup car on le cantonnait dans un jeu dur électrique. En fait un simple retour aux sources. Il y avait aussi le fabuleux Cliff Gallup – le guitariste de Gene Vincent. Jimmy fit la connaissance d'un autre apprenti guitariste qui adorait comme lui Cliff Gallup : Jeff Beck. Ils passèrent bientôt des heures à décortiquer les solos des maîtres du rock'n'roll. Ils se lancèrent aussi des défis. Les doigts devenaient douloureux à force de jouer.
Désormais plus aguerri Jimmy se joignit à des groupes locaux. Quelque chose de bizarre avait lieu. En jouant il se métamorphosait. L'adolescent poli et réservé laissait place à un joueur passionné. Il se livrait sans retenu à la musique comme un derviche tourneur à sa danse mystique. Il devint bientôt une référence pour les jeunes guitaristes du coin. Il les emmenait dans le fameux salon reconverti à la gloire de la musique. Dans la cuisine la mère de Jimmy préparait du thé pour la bruyante assemblée. Sa guitare avait encore changé. C'était maintenant une énorme Gretsch Chet Atkins.

Préliminaires

Un soir Neil Christian, un chanteur de rock'n'roll alors célèbre, était de passage à Epsom. A la fin du concert Jimmy Page, âgé de quinze ans, monta sur scène. Neil le remarqua aussitôt (le bonhomme avait du nez. Il engagea aussi Albert Lee puis Ritchie Blackmore). Il lui proposa de le suivre en tournée. Les parents de Jimmy donnèrent leur autorisation et le voilà sur la route avec Neil Christian And The Crusaders. Les chemins de la gloire s'ouvraient devant lui. Mais rapidement ils devinrent boueux jusqu'à être impraticables. Le fragile Jimmy Page supportait mal la vie en tournée. Il tomba malade et retourna chez ses parents. Il finit par s'inscrire dans une école d'art à Suton. Rideau sur la musique pendant quelque temps. Mais, déjà, des rumeurs circulaient sur lui. On avait remarqué ce jeune guitariste plein de promesse ; bien avant que l'on parle d'Eric Clapton ou de Jeff Beck. Mais pour l'instant ses doigts s'occupaient de pinceaux et de couleurs.
Pourtant la musique était toujours là. Il s'exerçait en solitaire et allait voir des concerts. Après plus d'un an de silence il participa de nouveau à des jams. Il emmena dans sa maison un autre type timide comme lui : Eric Clapton. Dans le salon regorgeant de matériel c'était maintenant le blues que l'on jouait. Un soir Jimmy accompagna un géant du genre : Muddy Waters.
Alors que ses camarades tentaient leur chance avec leurs groupes, Jimmy devint musicien de studio. Il enregistra très vite avec deux anciens Shadows : Jet Harris et Tony Meehan. Le titre s'appelait Diamonds et fut un succès. Plus tard il croisa un autre musicien de studio, plein de ressources, qui avait tourné avec Jet et Tony alors lancés par Diamonds : John Paul Jones. Cette réussite initiale lança la carrière de musicien de studio de Jimmy, ou plutôt Little Jimmy Page comme on l'appelait alors. Sa guitare était maintenant une Gibson les Paul Custom, Black Beauty. (Pour plus de détail concernant la période studio voir le dossier de Juke Box Magazine.)
Les studios avaient un besoin urgent de musiciens. Les enfants du baby-boomers inventaient une nouvelle classe d'age : les teenagers. Ils voulaient avoir leur mode de vie et s'amuser. Les industriels les y aidèrent. Ils leurs vendirent des habits, de la nourriture, des mobylettes et des scooters, des magazines et des livres. Sans oublier des disques que promotionnaient les radios en les passant en boucle. Little Jimmy participa activement à l'élaboration de cette bande musicale qui accompagna ces années de joie et d'innocence. Le travail ne manquait pas.
A vrai dire labeur ingrat que celui de musicien de studio. Il n'était pas souvent crédité sur les pochettes des disques. En face les groupes devaient supporter ces requins de studio recrutés par les producteurs et les maisons de disque. Ces derniers se sentaient rassurés par la présence de professionnels qui comptaient déjà des succès à leur actif. Frustration réciproque.
En 1965 Eric Clapton quitta les Yardbirds. Il trouvait inadmissible l'orientation pop du groupe. La place fut proposée à Jimmy. Mais il refusa. Il conseilla à sa place Jeff Beck. Ce dernier, reconnaissant, devait plus tard lui offrir une élégante Fender Telecaster. Jimmy la décora en peignant lui-même des motifs psychédéliques. Il poursuivait les lucratives et harassantes sessions en studio. Il enregistra aussi un single. She's just satisfies pour la face A et Keep Movin en face B. Il passa totalement inaperçu.

Chez les Yardbirds

Finalement voulant à tout prix changer d'air il accepta une place chez les Yardbirds. Le bassiste Paul Samwell-Smith ayant quitté le groupe Jimmy, qui n'avait jamais joué de basse, le remplaça au pied levé. Mais c'était temporaire : le temps que Chris Dreja, le guitariste rythmique, se familiarisa avec la basse. Nous sommes en juin 1966. Sur le papier les Yardbirds, ce groupe de seconde classe, avec son duo de guitaristes écrasants – Jeff Beck et Jimmy Page - avait de quoi s'imposer au firmament du show business. Mais rien ne se passa comme prévu.
Au début pourtant tout sembla aller pour le mieux. L'arrivée de Page avait apaisé la mésentente entre les musiciens. Jeff et Jimmy expérimentaient de nouveaux sons. La guitare électrique n'était pas seulement un instrument produisant des notes mais aussi du bruit, plus ou moins harmonieux, cela en poussant les réglages sur les amplis. D'un seul coup la musique devenait plus existante et sauvage. Reste quelques témoignages de ce blindé sonique. Le grand Antonioni filma les Yardbirds, avec les deux guitaristes en accord parfait, pour son film Blow-Up. Mais c'est surtout le fabuleux single Happening Ten Years Time Ago qui démontre jusqu'à quel point Page et Beck pouvaient être divins ensemble.

Troubles et montée en puissance

Mais Jeff Beck devint de nouveau de plus en plus inconstant. La tournée américaine, alors en court, tourna au chaos. Finalement il fut viré du groupe au grand soulagement des autres. Page, lui, savait que cette situation ne pouvait durer longtemps. Avec le départ de Beck il devenait le seul maître à bord. Le seul ? Pas vraiment. Un nouveau manager avait fait son entrée. Entrée titanesque : le type était un ancien lutteur de 120 kilos.
Il s'appelait Peter Grant et était né en 1935. Il avait trouvé sa voie en devenant manager, à la fin des années 50, sur la scène rock. Cet ancien figurant des canons de Navarone traînait avec lui une odeur de souffre. Il avait la réputation de méthodes musclées pour obtenir ce qu'il voulait. Pas si étonnant pour un ancien lutteur.
Il avait aussi été portier de nuit, comme Joseph Vissarionovich Djougtchvili dit Staline. Comme quoi ce métier conduit à tout.
Napier-Bell, l'ancien manager des Yardbirds, avait prévenu Grant que Page était un sale petit fouinard. Grant convoqua alors Page. Ce dernier s'expliqua. Il avait de quoi être curieux : le groupe n'avait pratiquement pas été payé ces derniers temps. Grant mit alors un bon coup de barre dans la bonne direction. Et le navire Yardbirds reprit, encore pour quelques temps, sa progression sur les eaux agitées du rock.
Hélas un album enregistré à la va vite (au nom prédestiné : Little Games) mina d'entrée l'humeur du groupe. Au fil des tournées le chanteur Keith Relf sombra dans la décadence de l'alcool et de cachets qui ne soignaient rien du tout, au contraire. Malgré cela Jimmy Page, sa Telecaster psychédélique en main, imprimait de plus en plus sa marque au groupe. Sa vision musicale s'affirmait. Parfois en ayant recourt à l'expérimentation. Il essayait de toutes nouvelles pédales d'effets, il grattait un archet sur les cordes de sa guitare. Sans grand scrupule il empruntait des chansons qu'il bricolait ensuite à sa sauce. Tout devenait plus lourd aussi.

Transmutations et fin des Yardbirds

Il n'y avait pas que Jimmy Page qui expérimentait. Eric Clapton, un fois sorti de sa retraite, avait créé un nouveau groupe orienté pop : Cream. Sa musique avait pour base le bon vieux blues. Mais le résultat était bourré aux amphétamines. En concert les chansons, souvent réduites aux thèmes initiaux, étaient un prétexte à de longues improvisations ; comme dans le jazz. La guitare ultra saturée de Clapton se frayait un passage dans des terres musicales inexplorées façon bulldozer. Mais toujours avec classe. Ce qui n'était pas un mince exploit. Cependant la révolution vint de l'ouest apportée par un jeune guitariste noir américain alors inconnu : Jimi Hendrix. Ce météore génial inventa, en quelques mois, le langage de la guitare électrique moderne.
La jeunesse poursuivait son émancipation. Elle déboucha sur une révolte contre l'ordre établi. Un constat s'imposait à elle : le monde était pourri. La guerre du Vietnam, l'autoritarisme, L'Etat, le capitalisme, l'aliénation par le travail, l'argent... en étaient les principaux symptômes. De plus la sexualité pouvait être amusante. Elle n'était pas cette chose sale pratiquée à la va vite pour enfanter, avec Jésus planté sur sa croix au dessus du lit, dans une chambre obscure. Les responsables de ces aberrations étaient tout trouvés : les adultes qui avaient laissé faire. L'idéal était de ne jamais être comme eux. Leur héritage avarié il pouvait se le garder (2).
Le monde occidental était spirituellement mort. Pour qu'il changeât en bien il fallait que la spiritualité l'emportât sur la matérialité. Cette quête emmena certains à se rendre en Inde. A Bénarès, sous les murs de pierres ocre d'un Ghât, combien se baignèrent dans le Gange aux milieux de restes de corps calcinés des bûchés de crémation ?
Le rebelle et le guru devenaient à la mode. De Che Guevara à Maharishi Mahesh Yogi (le guru des Beatles) Jimmy Page avait trouvé son guide, mais un bien particulier, mort et pas indien : Aleister Crowley. Il prit dans sa vie une telle importance que l'on peut parler d'un éveil, d'une troisième et nouvelle naissance, toute spirituelle celle-là. Il s'intéressait aussi au zodiaque. Son signe, celui du Capricorne, prédispose aux victoires les plus absolues et aux échecs les plus cinglants. C'est-à-dire capable du meilleur comme du pire...
En juillet 1968 les Yardbirds cessèrent d'exister. Keith Relf était devenu incapable de chanter. Le batteur et le bassiste en avaient assez. Peter Grant se retrouvait avec ce qui restait du groupe : le nom et Jimmy Page. C'est-à-dire pas grand-chose pour assurer les concerts prévus dès l'automne en Scandinavie. Mais, pas plus que Grant, Page ne voulait en rester là. Il parti à la recherche de nouveaux musiciens. Il fallait faire vite, le temps était compté.

Dans le ciel Londonien, au c½ur de l'été, un gros nuage noir, aux reflets métalliques, se déplaçait avec lenteur. Il s'évapora peu à peu dans le clair azur.


(1) “...it's a cross between fingerstyle and flatpicking. I prefer just a flatpick and fingers...” Guitar Player, July 1977. Jimmy Page n'a jamais été très éloquent sur son apprentissage de la guitare. Il est certain qu'il n'a pas prit beaucoup de cours. Quand il était musicien de studio il était réputé ne pas savoir lire une partition. Il a surtout apprit par lui-même, en rencontrant d'autres guitaristes, et sur le « tas » en participant à divers groupe. Pour les influences on peut rajouter en blues BB King, Elmore James et en folk Bert Jansch.

(2) On pourra lire sur cette période : L'aventure Hippies de Jean Pierre Bouyxou, Acid Test de Tom Wolf, Journal d'un vieux dégueulasse de Charles Bukowski, Tigre en papier d'Olivier Rolin et pourquoi pas Lipstick Traces de Greil Marcus.

(Plusieurs images de Jimmy Page, le guitariste qui a révolutionné la guitare avec la guitare a 2 manches et la technique de l'archet (jouet de la guitare avec un archet de violon).
# Posté le dimanche 08 janvier 2006 13:45
Modifié le mercredi 06 juin 2007 04:52